Les constructeurs automobiles européens s'unissent face à la concurrence chinoise et aux réglementations sur les émissions de CO₂
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Renault, Stellantis et Volkswagen s'unissent à Bruxelles pour contrer la concurrence chinoise et les règles sur les CO₂, réclamant des normes « made in Europe » et des objectifs d'émissions assouplis.
Les constructeurs européens s'unissent face à la concurrence
Renault, Stellantis et Volkswagen travaillent ensemble à Bruxelles pour répondre aux défis posés par les constructeurs chinois et par des réglementations environnementales plus strictes. Ces trois groupes produisent plus de 60 % des voitures fabriquées en Europe et souhaitent peser sur les prochaines lois qui concernent l'industrie automobile.
Un appel à des normes de fabrication européennes
Les constructeurs plaident en faveur de règles qui favorisent la production locale en Europe. Ils souhaitent que le label « Made in Europe » prenne en compte des critères comme l'ingénierie, la recherche et les emplois créés localement pour déterminer l'origine d'une voiture. Ils suggèrent qu'un véhicule doive avoir au moins 70 % de sa valeur créée en Europe pour pouvoir obtenir ce label.
Une plus grande souplesse sur les objectifs d'émissions demandée
Les entreprises réclament aussi davantage de souplesse pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO₂. La législation européenne impose aux constructeurs de réduire de 55 % les émissions moyennes des voitures neuves entre 2021 et 2030. Une réduction de 100 % d'ici 2035 avait d'abord été proposée, mais la Commission européenne envisage désormais un objectif de 90 %. Les constructeurs veulent que les véhicules labellisés « Made in Europe » bénéficient d'un traitement particulier au regard de ces règles.
L'Allemagne et la France réclament des objectifs plus stricts
L'Allemagne et la France se sont alignées politiquement pour exiger des objectifs d'émissions plus ambitieux. Elles estiment qu'une réduction de 90 % d'ici 2035 ne suffit pas et réclament des mesures dès 2030. Cette pression complexifie les négociations entre les constructeurs et les responsables politiques européens.
Risques de baisse de production et d'emplois
Renault a averti que, si les objectifs d'émissions restaient inchangés, le groupe pourrait réduire sa production de jusqu'à 300 000 véhicules en Europe. Cette baisse toucherait d'abord la vente des modèles à moteur thermique les moins rentables, avec à la clé des suppressions d'emplois et la fermeture possible d'usines. La situation illustre la tension entre les objectifs environnementaux et les réalités économiques de l'industrie automobile.