Les tendances du marché français des œufs révèlent une baisse de la demande et des pressions liées aux importations, avec des prix variables selon les catégories emballables et non emballables.
Tendances du marché français des œufs
Au 29 octobre 2026, le marché français des œufs a montré des tendances distinctes selon les différentes catégories et spécifications, d'après la cotation hebdomadaire des œufs en France publiée par Les Marchés.Œufs emballables et non emballables
La cotation est divisée en œufs emballables et non emballables, les œufs de code 2 devant être cotés la semaine prochaine. Les œufs emballables comprennent les œufs calibrés, triés par taille et qualité pour la vente aux consommateurs et aux entreprises.Demande en baisse et facteurs économiques
Pour les œufs emballables, les œufs calibrés de code 3 ont conservé la même tendance que la semaine précédente, marquée par une baisse de la demande en gros, en particulier en fin de mois, pendant les vacances scolaires, ainsi qu'une baisse notable de la fréquentation des restaurants en raison du contexte économique.Incidence sur les prix des œufs
Cette tendance touche non seulement les œufs, mais l'ensemble de la consommation. Toutefois, la pression des importations semble légèrement moins forte ces derniers jours, selon certaines sources. Les prix des œufs de calibre G et TG continuent de baisser, tandis que ceux du calibre M se maintiennent mieux.Disponibilité limitée et pratiques d'élevage
Les œufs de calibre P ne se écoulent pas, peu étant disponibles, car les pratiques d'élevage qui maintiennent les poules plus longtemps limitent les mises en place. Pour les œufs à usage général en emballage, la fluidité demeure globalement, les prix se renouvelant aisément, d'autant que la salmonelle limite fortement la disponibilité.Dépendance aux importations et stabilité des prix
Toutefois, le recours aux importations par plusieurs distributeurs limite les tensions. Pour les œufs non emballables, la demande en produits d'œufs de code 3 est jugée régulière, mais peu dynamique, par la plupart des industriels, qui ont donc moins de difficultés à y répondre. Les prix sont globalement reconduits.Approvisionnement national et importé
En code 2, en revanche, l'origine nationale fait toujours défaut, et les opérateurs doivent recourir aux importations, à des prix stables ou en baisse selon les pays concernés. En production de plein air, la disponibilité reste insuffisante. Le grand nombre d'œufs concernés par les mesures APDI liées à la salmonelle permet à certains industriels, encore sous pression, de disposer de matière.