Les syndicats français dénoncent un harcèlement administratif contre le militant Sébastien, visé par une mesure de surveillance restrictive liée aux lois antiterroristes.
Les syndicats dénoncent des mesures administratives contre un militant
Le SNAM-CGT Rhône-Alpes et la CGT Spectacle du Rhône dénoncent ce qu'ils qualifient de « harcèlement administratif » visant l'un de leurs adhérents, Sébastien, saxophoniste, journaliste et militant.Sébastien soumis à une mesure de surveillance
Dimanche, Sébastien a fait l'objet d'une mesure de contrôle et de surveillance administrative individuelle (MICAS) prise par la police. Celle-ci l'oblige à se présenter quotidiennement dans un commissariat et restreint ses déplacements à Lyon.Contexte judiciaire de la mesure
Les syndicats rappellent que Sébastien avait déjà fait l'objet de poursuites judiciaires après une interpellation en septembre 2025, mais qu'il a ensuite été acquitté. La mesure actuelle doit durer trois mois.Restrictions de déplacement et de participation
Dans le cadre de la MICAS, Sébastien doit se présenter chaque jour à 15 heures et ne peut quitter Lyon ni entrer dans les zones faisant l'objet d'interdictions de manifester ou situées à proximité de manifestations déclarées.Les syndicats contestent le recours aux lois antiterroristes
Les syndicats estiment que cette mesure, fondée sur les dispositions antiterroristes du Code de la sécurité intérieure, est détournée à l'encontre de militants engagés dans des mouvements sociaux.Critique des motifs invoqués pour la MICAS
Ils dénoncent également comme injustifiés les motifs invoqués pour les MICAS en général, notamment des publications sur les réseaux sociaux, des affrontements entre groupes opposés et des activités liées à Halloween.Liberté de circulation et de manifestation menacées
Les syndicats affirment que ces mesures portent atteinte à des libertés fondamentales, comme le droit de manifester et la liberté de circulation, et réclament la fin de ce qu'ils décrivent comme une répression.Les syndicats promettent de poursuivre leur soutien
Le SNAM-CGT Rhône-Alpes et la CGT Spectacle du Rhône se sont engagés à soutenir Sébastien ainsi que les autres personnes visées par des MICAS, affirmant que le droit de manifester n'est « pas négociable ».