La République démocratique du Congo (RDC) a lancé le Programme de Cartographie Géophysique Aérienne et Géologique de la RDC (PC2G-RDC) le 5 octobre 2026, sous la direction du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce programme est piloté par le Service géologique national du Congo (SGN-C), qui relève du ministère des Mines, et est financé par le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN). Le groupe espagnol Xcalibur Multiphysics Group SL est chargé de sa mise en œuvre. Son objectif est d’améliorer la compréhension des ressources souterraines du pays, d’orienter les efforts d’exploration minière, de réduire les incertitudes et d’accroître la capacité du gouvernement à prendre des décisions fondées sur des données scientifiques précises. Le programme s’étalera sur trois ans et mobilisera huit avions pour collecter des données magnétiques, radiométriques, gravimétriques et électromagnétiques. Ces opérations couvriront progressivement plusieurs régions, dont le Kongo central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga. Les données recueillies seront analysées et complétées par des études géologiques sur le terrain.
Un volet important du programme consiste à former des géologues, chercheurs, techniciens et étudiants congolais afin de renforcer l’expertise locale en géologie et en exploration minière. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a qualifié cette campagne d’investissement stratégique pour réduire les risques et les coûts liés à l’exploration du territoire national. Il a déclaré : « Nous investissons aujourd’hui dans la connaissance pour réduire demain le coût, le risque et le temps nécessaires à l’exploration. »
Le PC2G-RDC s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à utiliser la connaissance scientifique comme outil de transformation économique et d’exploitation responsable des ressources naturelles. La RDC est riche en minerais, avec plus de cinquante types identifiés, dont le cuivre, le cobalt, l’or, le zinc, le diamant, la coltan et l’uranium. Selon le rapport 2025 de l’Expert indépendant sur les industries extractives (ITIE), les industries extractives représentaient près de 30 % des recettes publiques, 99,57 % des exportations et près de 38 % du PIB du pays en 2023.
Ce programme a été lancé alors que la RDC continue de faire face à des conflits dans l’est du pays, une région connue pour ses gisements d’or et de coltan. L’Organisation des Nations unies a signalé que l’exploitation et le commerce illégaux de certains minerais sont souvent liés aux activités de groupes armés dans cette zone. Une meilleure connaissance géologique du territoire pourrait aider le gouvernement à mieux planifier et gérer ses ressources minérales, ce qui s’inscrit dans les défis plus larges de gouvernance auxquels Kinshasa est confrontée pour mieux comprendre et exploiter sa richesse minérale.
Le PC2G-RDC a été lancé plusieurs mois après que le ministère des Mines a signé, le 29 janvier 2026, un nouveau contrat avec le groupe Xcalibur Multiphysics Group SL. Cet accord, d’un montant de 297,87 millions de dollars, couvre la phase B d’un programme lancé en 2017. La première phase du programme avait coûté 60,96 millions de dollars, portant le budget total de l’initiative à environ 358,8 millions de dollars.
La République démocratique du Congo lance un programme de cartographie minérale pour améliorer la gestion et l'exploration des ressources
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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