Aurore Bergé, la ministre française chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a déclaré sur France 2 que la mobilisation sociale des lycéens, notamment dans le département de la Seine-Saint-Denis, fait peser des risques pour les élèves et les forces de l'ordre en raison des appels à l'insurrection lancés par Jean-Luc Mélenchon, figure politique majeure. Selon un sondage réalisé en Seine-Saint-Denis, trois quarts des jeunes de la région déclarent avoir subi des discriminations, principalement du racisme. Bergé a souligné que la mobilisation ne doit pas mêler les questions de discrimination à celles de l'éducation, rappelant que l'école est un levier d'ascension sociale. Elle a également évoqué le début d'un débat à l'Assemblée nationale autour d'une loi globale contre les violences sexistes et sexuelles. Bergé a indiqué que le gouvernement s'engage à ce que les ressources financières ne constituent pas un frein à l'adoption de cette loi. Un amendement au budget a été proposé pour garantir le financement nécessaire. L'organisation Osez le féminisme ! a affirmé qu'elle lutterait pour que la loi soit adoptée. Par ailleurs, le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a réitéré ses propos sur la « violence légitime » dans le blocage des lycées, tout en appelant à une « désescalade ». Le député LFI Louis Boyard a défendu les lycéens, affirmant qu'ils « attendent des réponses politiques ». Des incidents ont également été signalés, comme un lycéen blessé par un tir de LBD (Lanceur de Balles de Défense) à Tours ou encore le blocage du lycée Paul Éluard à Saint-Denis. Le sénateur LR Max Brisson a réagi aux « leçons » données par Jordan Bardella, dirigeant du Rassemblement National (RN), sur l'antisémitisme. Le président Emmanuel Macron a jugé « grave et inacceptable » les écrits antisémites attribués à Bardella.