Rome exige des engagements concrets de Stellantis pour relancer l'industrie automobile italienne, en mettant l'accent sur l'usine de Mirafiori et les investissements durables.
Rome cherche des engagements de Stellantis pour l'industrie italienne
Le gouvernement italien négocie avec Stellantis pour obtenir des engagements concrets en échange de son soutien, en particulier autour du développement d'un deuxième modèle à l'usine de Mirafiori, à Turin. Cette démarche vise à relancer durablement le secteur automobile italien, confronté à des difficultés ces dernières années.Le ministre de l'Industrie soutient les projets de Stellantis
Le ministre de l'Industrie, Adolfo Urso, s'est dit prêt à soutenir les projets industriels de Stellantis lors d'une rencontre avec l'Union industrielle de Turin. L'usine de Mirafiori, connue pour la production de la Fiat 500 électrique et de sa variante hybride, est au cœur de ces discussions. L'arrivée éventuelle d'un second modèle est considérée comme essentielle pour optimiser la capacité du site.Stellantis prudent sur les hausses de production
Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, a appelé à la prudence avant toute augmentation de la production. Il a insisté sur la nécessité de conditions économiques favorables pour que les usines italiennes restent compétitives, en particulier en ce qui concerne les coûts de l'énergie et de la logistique, qui, selon lui, sont plus élevés en Italie que dans d'autres pays européens.Le gouvernement italien suit l'avancée des travaux avec l'industrie
Adolfo Urso prévoit de réunir les acteurs du secteur automobile avant la fin de la session budgétaire afin de faire le point sur les engagements de Stellantis, les annonces de nouveaux véhicules et les investissements prévus. Il s'agit notamment de suivre les contrats avec les fournisseurs, dont l'activité dépend des volumes de production des usines.La production de Stellantis progresse
Selon la fédération syndicale FIM-CISL, Stellantis a produit 340 745 véhicules en Italie entre janvier et septembre 2026, soit une hausse de 28,3 % par rapport à l'année précédente. La production de voitures particulières a augmenté de 36,7 %, et celle des véhicules utilitaires de 17,3 %, tandis que le recours au chômage partiel a diminué de plus de 30 %.Le gouvernement italien finance l'innovation dans le secteur automobile
Le ministère italien des Entreprises a annoncé un fonds de 631 millions d'euros destiné à l'innovation dans l'industrie automobile, afin de soutenir des projets de recherche et développement. Le programme est ouvert aux entreprises éligibles et aux sous-traitants, et le portail de candidature doit ouvrir le 25 novembre.Rome veut renforcer les chaînes d'approvisionnement locales
Le gouvernement italien veille à ce que les sous-traitants, souvent des entreprises de taille moyenne, puissent s'adapter aux nouvelles motorisations et continuer à alimenter les usines locales. Il met notamment l'accent sur les contrats avec la chaîne d'approvisionnement, afin que les aides se traduisent par des commandes réelles et une production durable.Stellantis face aux incertitudes à Mirafiori
Malgré la hausse de la production, Stellantis a annoncé un arrêt temporaire de la production à Mirafiori en octobre 2026, ce qui souligne l'incertitude entourant la reprise de l'industrie automobile italienne. Le recours au chômage partiel durant cette période illustre les difficultés persistantes du secteur.