Dayyan Boulemtafes, un judoka français de 20 ans, a remporté sa première médaille mondiale mardi 6 octobre, lors des Championnats du monde de judo à Bakou. Cette médaille est en bronze dans la catégorie des -73 kg, marquant ses débuts au niveau senior de la compétition. Boulemtafes a battu l'Israélien Yehonatan Elbaz par ippon, un terme désignant une victoire par un point complet obtenue en projetant un adversaire au sol avec force et contrôle, lors de son match pour la médaille de bronze. Il avait auparavant remporté une médaille de bronze aux Championnats d'Europe en avril, confirmant sa régularité sur la scène internationale. L'entraîneur de Boulemtafes, Franck Chambily, le décrit comme « atypique », soulignant son buste détendu et ses qualités physiques marquées au niveau des jambes, qui lui confèrent un style unique sur le tapis. Boulemtafes a expliqué que cette médaille de bronze représentait le travail qu'il avait accompli depuis trois mois, et plus largement, l'ensemble de son parcours. Il a également indiqué que cette réussite le motivait à viser encore plus haut, même s'il était venu à la compétition avec l'objectif de remporter l'or. En demi-finales, Boulemtafes a affronté le Japonais Ryuga Tanaka, un judoka classé parmi les meilleurs, et s'est incliné. Malgré cette défaite, il a accepté la médaille de bronze après une journée éprouvante physiquement et mentalement. Le troisième jour de compétition, Boulemtafes a offert à l'équipe de France sa deuxième médaille de la semaine, après la victoire en bronze de Shirine Boukli dans la catégorie des -48 kg dimanche. Cependant, cette journée a également été marquée par la blessure de Sarah-Léonie Cysique dans la catégorie des -57 kg, qui est tombée sur la tête en demi-finales et a dû être évacuée du tapis sur une civière. Mercredi, la compétition s'est poursuivie avec l'entrée en lice de Clarisse Agbégnénou dans la catégorie des -63 kg, en quête d'un septième titre mondial. Cet objectif représente un défi de taille, d'autant plus qu'elle concourt à peine sept mois après avoir donné naissance à son deuxième enfant. La participation d'Agbégnénou illustre le dévouement et la résilience des athlètes dans le judo.