Le Rassemblement national propose un nouvel impôt sur la fortune financière visant les 1 % les plus riches, afin de déplacer l'accent de l'immobilier vers les actifs financiers.
Retour de l'impôt sur la fortune
Le Rassemblement national, important parti politique français, propose de rétablir un impôt sur la fortune centré sur les actifs financiers. Il remplacerait l'impôt actuel sur le patrimoine immobilier, appelé IFI, qui avait été instauré pendant le premier mandat du président Emmanuel Macron.Cibler les 1 % les plus aisés
Selon Sébastien Chenu, représentant du Rassemblement national, l'« impôt sur la fortune financière » (IFF) proposé ne s'appliquerait qu'aux 1 % de Français les plus riches. Il concernerait les personnes dont les actifs financiers dépassent 1,3 million d'euros, mais exclurait la résidence principale, les biens locatifs ainsi que les actifs liés aux entreprises familiales ou à l'activité indépendante.Périmètre de l'assiette imposable
L'assiette imposable comprendrait les actions, les obligations, les comptes de courtage, les placements spéculatifs et les produits financiers complexes. En revanche, l'immobilier et les outils des entreprises familiales resteraient exonérés, l'objectif étant d'encourager l'investissement dans les actifs tangibles et dans l'économie réelle.Motivations politiques
La proposition du Rassemblement national poursuit un double objectif : contester à la gauche le terrain de la justice fiscale pour les classes moyennes et populaires, et rassurer les propriétaires des zones rurales et périurbaines, qui se sentent accablés par les impôts traditionnels sur la propriété. Le parti affirme que cette mesure garantirait l'équité tout en protégeant les investissements immobiliers.Préoccupations économiques soulevées
Des économistes et des opposants libéraux ont exprimé la crainte qu'une concentration sur les seuls actifs financiers n'entraîne des stratégies d'évitement fiscal et une fuite des capitaux vers des pays aux politiques fiscales plus clémentes. Les critiques estiment que cette approche pourrait affaiblir l'attractivité financière de la France et rendre plus difficile la récupération des recettes perdues sans nuire à la croissance économique.