Débuts dans le tourisme

Cathy Bou a commencé sa carrière dans le tourisme comme agent de voyage chez Thomas Cook à Arcachon, avant de devenir responsable de la relation client dans la région parisienne. Pendant près de 25 ans, elle a acquis une vaste expérience du secteur avant de décider de s'engager dans une nouvelle voie.

Virage vers la gestion durable

En 2015, Bou a obtenu un master en management de la responsabilité sociale des organisations (RSO) au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Ce changement d'orientation universitaire lui a permis d'appliquer son expertise touristique à la transformation durable, et l'a conduite à fonder Agapè, un cabinet de conseil spécialisé dans la stratégie responsable.

Travail sur de grands événements et auprès d'organisations

Bou a participé à des événements internationaux majeurs, comme la COP21, le G7 de Biarritz et le Congrès mondial de la nature de l'UICN, ainsi qu'auprès d'institutions publiques et de grandes entreprises. Elle partage ses réflexions à travers des chroniques publiées dans TourMaG, plaidant pour un secteur touristique qui concilie la santé des entreprises, les personnes et l'environnement.

Évolution professionnelle et parcours personnel

Après son départ de Thomas Cook, Bou a traversé une période d'incertitude avant de retrouver confiance en sa capacité à rassembler des acteurs très différents. Elle a accepté un poste salarié de responsable RSE, mais est finalement revenue à son cabinet, Agapè, pour poursuivre son travail sur la transformation durable.

Collaboration autour de la norme ISO 20121

Pendant son passage au ministère de la Transition écologique, Bou a travaillé avec Yasmine Bekri sur des initiatives liées à la norme ISO 20121 relative au management durable des événements. Elle a dirigé un groupe consacré aux déchets et à l'économie circulaire, réunissant des acteurs habituellement concurrents pour faire avancer la transformation.

Processus de certification et impact concret

Bou a aidé 45 organisations à obtenir la certification ISO 20121, en soulignant que les entreprises se lancent souvent pour des raisons très concrètes, comme les demandes de leurs clients ou les évolutions du marché. La norme offre une démarche structurée pour gérer les impacts en matière de développement durable, ce qui produit des résultats significatifs au fil du temps.

Alignement avec les objectifs de développement durable des Nations unies

Bou intègre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies dans son travail, en les reliant aux impacts des organisations et au dialogue avec les parties prenantes. En 2026, l'ISO et le PNUD ont lancé la norme ISO/PNUD 53001, conçue pour aider les organisations à intégrer les ODD dans leurs stratégies et leurs opérations.

Réflexion sur la réglementation et la confiance

Si Bou accueille favorablement de nouvelles normes comme l'ISO/PNUD 53001, elle s'interroge sur la nécessité d'ajouter de nouvelles règles pour parvenir à la responsabilité. Elle préfère un monde où la responsabilité est acceptée volontairement, et met en avant l'importance de la confiance plutôt que des règles imposées.

Conclusion et invitation à la réflexion

Bou revient sur son parcours depuis 2014 jusqu'à aujourd'hui, et plaide pour un équilibre entre normes, données et confiance. Elle invite chacun à se demander combien de règles sont nécessaires pour assurer la responsabilité, encourage les échanges sur les normes de durabilité, et se demande si la confiance pourrait devenir le nouveau monde.