Le projet de loi de finances 2027, présenté le 1er octobre en Conseil des ministres, propose de réexaminer les contrats solaires signés entre 2006 et 2012. Ces accords, qui représentent aujourd’hui 20 % des subventions aux énergies renouvelables, ne soutiennent que 5 % de la puissance solaire installée totale, selon Maud Bregeon, secrétaire d’État à l’Énergie. Le gouvernement souhaite réduire certains coûts et pourrait mettre fin aux contrats d’obligation d’achat avec EDF, un grand groupe électrique, en privilégiant les grandes centrales au détriment des petites installations. Les particuliers ayant installé des panneaux solaires durant cette période seront exemptés de ces modifications. Cependant, à l’approche de l’échéance de ces contrats, certains propriétaires pourraient subir des pertes financières. Une étude publiée le 30 juillet dans la Revue d’économie publique révèle que les ménages équipés de panneaux solaires sur leur toit peuvent influencer leurs voisins, y compris ceux situés à moins de 100 mètres, à installer eux aussi des panneaux, à opter plus souvent pour des véhicules électriques et à réduire leur consommation d’électricité. Cette recherche, menée par Patrick Bigler de l’Université de Lausanne et Benedikt Janzen de l’Université de Passau, s’appuie sur les données de 260 000 foyers du canton suisse de Berne entre 2008 et 2019. Les résultats illustrent comment les actions individuelles en matière d’énergie peuvent avoir des répercussions sociales et environnementales plus larges. Dans un témoignage personnel, Justine Pérou raconte avoir parcouru 2 500 kilomètres à bord d’une Kia EV5 à travers la France, reliant Paris à Montpellier en passant par Poitiers, Sarlat et Rocamadour. Elle souligne que le véhicule offrait une autonomie de près de 500 kilomètres avec une batterie chargée à plus de 90 %. Pérou décrit ce trajet comme quasi sans stress et partage des détails sur le processus de recharge ainsi que son expérience globale avec ce véhicule électrique. Aux États-Unis, Donald Trump a signé un décret le 5 octobre autorisant tous les Américains à utiliser du gazole rouge, un carburant moins cher et coloré, habituellement réservé aux tracteurs et aux engins de chantier. Cette mesure suspend temporairement la taxe fédérale de 24 cents par gallon sans nécessiter l’approbation du Congrès, à quelques semaines des élections de mi-mandat. Les agriculteurs, qui utilisent déjà ce carburant non taxé, ne constateront aucun changement. Selon l’Administration américaine d’information sur l’énergie (EIA), le prix moyen du gazole routier s’élevait à 6,529 dollars par gallon la semaine du 21 septembre, soit un peu plus de 1,50 euro par litre.