L'armée française a besoin de davantage de drones, de missiles et d'obus malgré un investissement de 8,5 milliards d'euros, selon la députée socialiste Anna Pic.
Les stocks de munitions de l'armée française restent insuffisants
Les stocks français de munitions critiques, notamment les drones kamikazes et les obus de 155 mm pour obusiers, demeurent insuffisants malgré les promesses du gouvernement d'augmenter les financements, selon un rapport de la députée socialiste Anna Pic. Elle a souligné la nécessité d'un réapprovisionnement urgent pour répondre aux besoins opérationnels.Le gouvernement promet un investissement important
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un investissement de 8,5 milliards d'euros pour accroître les commandes de munitions d'ici 2030, mais des inquiétudes subsistent quant au niveau actuel des stocks. Anna Pic a insisté sur le fait que la question reste non résolue, sept mois après cette annonce.Les munitions limitent la préparation opérationnelle et l'entraînement
Selon Anna Pic, le manque de munitions suffisantes constitue un obstacle majeur à l'entraînement comme à la disponibilité opérationnelle de l'armée. Elle décrit ce problème comme une difficulté actuelle, reconnue mais pas entièrement réglée.Les munitions prioritaires pour les conflits de haute intensité
Anna Pic a identifié plusieurs munitions clés pour les conflits de haute intensité, notamment les drones kamikazes, les missiles antichars NLAW, les missiles sol-air Mistral, les obus de 155 mm pour les canons Caesar et les munitions de mortier de 120 mm. Ces équipements sont considérés comme essentiels au maintien de la disponibilité opérationnelle.Le financement vise à améliorer les stocks d'ici 2027
La députée a noté qu'un engagement financier de 4,1 milliards d'euros d'ici 2027 pourrait contribuer à accélérer l'amélioration des niveaux de stocks. Ce financement est destiné à soutenir la poursuite des commandes et une hausse progressive des munitions disponibles.