Renault prévoit de céder son site de Viry-Châtillon à Dumarey, alors que la reconversion a échoué, laissant les salariés et les futurs projets dans l'incertitude.
Renault cède le site de Viry-Châtillon
Renault a décidé de céder son site de Viry-Châtillon au groupe belge Dumarey, après des tentatives infructueuses de reconversion du site. La décision a été rendue publique lors d'une réunion extraordinaire avec les représentants du personnel, le 22 octobre 2026, et prévoit le transfert de l'ensemble des salariés et des actifs nécessaires au fonctionnement du site.Un avenir incertain pour les salariés
Le site, qui comptait près de 350 salariés lorsque Renault a annoncé la fin de sa fabrication de moteurs de F1 en 2025, ne comptera plus que une centaine...
Correction: le site ne comptera plus qu'environ 150 salariés. Bien que Renault ait promis de conserver les effectifs, l'incertitude demeure quant à leur avenir, notamment depuis que l'entreprise a modifié sa stratégie pour réduire ses coûts en achetant des moteurs à Mercedes.Le plan de reconversion de Renault
Pour offrir de nouvelles perspectives aux équipes de Viry-Châtillon, Renault a lancé Hypertech Alpine, un centre consacré au développement d'une future supercar et à la conception de batteries pour voitures de sport. Les ingénieurs doivent explorer des technologies de batteries avancées, notamment les batteries à état solide et les moteurs électriques haute performance, même si les progrès restent lents.Promesses non tenues et difficultés
Les représentants du personnel signalent que de nombreux salariés ont rejoint d'autres équipes, menaçant de disperser les compétences que la reconversion devait préserver. En mars 2026, Le Journal de l'Automobile a relevé que les activités prévues peinaient à prendre forme, et le syndicat CGT a indiqué que les investissements dans les projets hydrogène et endurance avaient été suspendus.Les projets de Dumarey pour le site
Dumarey, le repreneur du site de Viry-Châtillon, est spécialisé dans les moteurs, les systèmes de stockage d'énergie et les services d'ingénierie. Le groupe belge souhaite développer ses activités dans le sport automobile et exploiter l'expertise du site en matière de propulsion hybride et électrique, de simulation et d'essais. Le président de Dumarey, Guido Dumarey, a affirmé vouloir préserver et développer le savoir-faire d'ingénierie du site tout en créant de nouvelles opportunités de croissance.Les difficultés récentes de Dumarey en France
Malgré ses ambitions, l'historique récent de Dumarey en France suscite des inquiétudes. En janvier 2026, Dumarey Powerglide a fermé son usine de Strasbourg, supprimant 320 emplois. Le groupe a également annoncé la fermeture de son usine d'Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire, qui employait environ 260 personnes. Ces fermetures soulèvent des questions sur la viabilité à long terme du site de Viry-Châtillon.