Origine et vocation du télescope

Un télescope de 106 cm, situé à 2 877 mètres d'altitude dans les Hautes-Pyrénées, est en service depuis 1963. Financé par la NASA, le télescope a d'abord servi à prendre des photographies détaillées de la surface lunaire, contribuant ainsi à la préparation des missions Apollo.

Réalisations photographiques et caractéristiques techniques

En près de dix ans, il a produit près de 60 000 photographies de la Lune, qui ont servi à établir un atlas lunaire au millionième. Cet atlas a aidé à sélectionner les sites d'atterrissage d'Apollo 11, qui s'est posé le 20 juillet 1969. Le miroir d'origine du télescope provenait des États-Unis, mais il a rapidement été remplacé par un miroir de l'opticien Jean Texereau en raison de sa mauvaise qualité. Les photographies étaient envoyées par avion aux États-Unis pour être développées et étudiées, car il n'existait alors ni internet ni transmission numérique.

Contexte historique de la structure du télescope

La coupole qui abrite le télescope a été fabriquée à Paris en 1925 et offerte par Marcel Gentili ; elle se dresse au sommet depuis 1947. Les travaux du télescope s'inscrivaient dans un programme mené avec l'astronome Zdeněk Kopal et l'université de Manchester. Le site a été choisi pour sa faible pollution lumineuse et ses avantages technologiques.

Avancées scientifiques et utilisation continue

En 1964, une expérience utilisant un laser a permis de déterminer la distance entre la Terre et la Lune avec une précision de quelques décimètres. Après la fin de la mission lunaire, le télescope n'a pas été mis à la retraite et a poursuivi ses activités. Aujourd'hui, il observe des planètes telles que Jupiter, Saturne et Mars, ainsi que des comètes. Les observateurs du Pic du Midi suivent, nuit après nuit, les tempêtes des planètes géantes, à la manière d'un bulletin météo. La netteté du télescope est attribuée à la stabilité de l'air au sommet, qui réduit la turbulence atmosphérique.

Expansion et exploitation actuelle

L'observatoire s'est agrandi au fil des années, avec l'installation du télescope Bernard-Lyot en 1980, au sommet d'une colonne de 28 m. Le site accueille aujourd'hui sept observatoires astronomiques, dont cinq disposent d'instruments scientifiques toujours en service. Parmi eux, un télescope de 60 cm a été confié à une association d'amateurs, l'association T60, depuis 1982.