La France veut accroître ses capacités d'abattage pour gérer les épidémies animales et les effets des fortes chaleurs sur la volaille.
La France veut renforcer ses capacités d'abattage
Le ministère français de l'Agriculture a lancé un appel d'offres public visant à étendre les capacités d'abattage, afin de mieux faire face à des situations telles que les maladies animales nécessitant l'abattage sanitaire et les épisodes de chaleur extrême. Cette décision fait suite à un rapport du CGAER publié en 2023, qui a mis en évidence l'insuffisance des services d'abattage français en période de crise.Gestion des crises et foyers de maladies
Ces capacités accrues pourraient être mobilisées lors de foyers de maladies animales de catégorie A, telles que définies par la réglementation européenne. Ces maladies exigent une éradication immédiate, souvent par un abattage obligatoire. Cela concerne notamment les cas graves d'influenza aviaire et d'autres maladies hautement contagieuses.Canicules et pertes de volailles
La mesure vise également à limiter les pertes dans les élevages de volailles, en particulier lors des canicules. L'été 2023 a entraîné la mort de 2,5 à 3 millions de volailles en raison de la chaleur extrême, ce qui souligne la nécessité d'améliorer la réponse aux crises dans le secteur.Consultation publique et prochaines étapes
Le 12 octobre, le ministère a adressé un questionnaire aux opérateurs touchés par la canicule de 2026. Les résultats seront analysés et communiqués le 2 décembre, et la prochaine réunion du groupe de travail sur l'abattage est prévue le 14 janvier.