Plus de 10 000 salariés de Stellantis en France sont touchés par le chômage partiel, la production de quatre usines étant à l'arrêt en raison de problèmes d'approvisionnement et de gestion des stocks.
Arrêt de production dans quatre usines françaises
Plus de 10 000 salariés et intérimaires de Stellantis sont placés en chômage partiel ou en chômage technique, le constructeur automobile suspendant la production dans quatre usines françaises jusqu'à la fin du mois. Les sites concernés sont ceux de Mulhouse, Poissy, Rennes et Sochaux.Des raisons de fermeture variées
L'usine de Mulhouse est à l'arrêt depuis la fin de la semaine dernière pour deux semaines, tandis que celle de Poissy est interrompue depuis lundi. Rennes et Sochaux vont interrompre leur activité respectivement jeudi et vendredi prochains, pour une dizaine de jours environ. Les arrêts à Rennes et Sochaux sont directement liés à des problèmes d'approvisionnement en batteries électriques.Pénurie de batteries
Les difficultés d'approvisionnement à Rennes et Sochaux sont dues à une pénurie de batteries électriques en provenance d'Automotive Cells Company (ACC), une coentreprise détenue par Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz. Le secrétaire général d'ACC, Matthieu Hubert, a indiqué que l'entreprise fonctionne à pleine capacité, mais qu'elle prévoit que son principal site de fabrication de batteries doublera sa production l'an prochain.D'autres arrêts liés aux stocks
Les interruptions de production à Poissy et à Mulhouse sont liées à des objectifs financiers et à la gestion des stocks. À Poissy, où l'assemblage prendra fin en 2027 pour laisser place au recyclage, l'objectif est de réduire le stock dans les entrepôts. À Mulhouse, la production des Peugeot 308 et 408 ralentit en raison de prochaines mises à jour des modèles.Les difficultés financières de Stellantis
Stellantis fait face à de fortes tensions financières. Le groupe a dépensé 10 milliards d'euros de liquidités en deux ans, et accumule aux États-Unis des factures impayées et un excédent de stocks. Son cours en Bourse a été divisé par deux depuis son pic de mars 2024, et l'entreprise avait déjà eu recours au chômage partiel dans six usines européennes d'ici la fin de 2025.