Un missile a endommagé les circuits hydrauliques d'un avion-cargo, mais l'équipage l'a ramené en toute sécurité à Bagdad en utilisant uniquement la poussée des moteurs.
Un missile frappe l'aile d'un avion au décollage
Un missile sol-air a touché l'aile gauche d'un avion cargo Airbus A300B4-203F, immatriculé OO-DLL, à une altitude d'environ 2 440 mètres, lors de sa montée initiale depuis l'aéroport international de Bagdad, le 22 novembre 2003. L'attaque a détruit les trois circuits hydrauliques, rendant les commandes de vol inopérantes.L'équipage ramène l'appareil à l'aide de la poussée des moteurs
Les trois membres d'équipage de l'appareil sont parvenus à le ramener à Bagdad en utilisant uniquement les deux moteurs pour le contrôler, sans blessé signalé. Cette méthode consistait à ajuster la puissance entre les moteurs pour diriger l'avion, une technique décrite comme imprécise et difficile.Des versions divergentes sur le missile et l'attaque
Les témoignages divergent sur l'endroit exact de l'impact : certains évoquent le bout de l'aile, d'autres la partie arrière de l'aile, et d'autres encore le réservoir de carburant principal gauche et un incendie extérieur. Le missile est le plus souvent identifié comme un SA-14, une arme portative de conception soviétique. Un témoignage mentionne un second tir qui aurait manqué sa cible, tandis que d'autres ne font état que d'un seul missile.L'avion atterrit en sécurité mais subit des dégâts
L'A300 a atterri à Bagdad mais est sorti de la piste et s'est immobilisé sur un bas-côté sablonneux. L'appareil a subi des dégâts importants, en particulier à son aile, mais les trois membres d'équipage n'ont pas été blessés. L'événement est décrit comme le premier atterrissage sans accident d'un gros avion commercial après une défaillance hydraulique totale.Un incident intégré aux études de sécurité aérienne
Toutefois, aucune autorité n'a publiquement confirmé cet atterrissage, et certains récits le présentent comme un fait établi, accompagné de détails précis, notamment la remise d'une distinction à l'équipage. L'appareil a été réparé, puis vendu en 2005. Il est resté à l'aéroport international de Bagdad jusqu'au retrait de son certificat de navigabilité en 2017, avant d'être mis à la ferraille. L'incident reste une étude de cas en matière de sécurité aérienne, qui souligne la rareté de la réussite d'un atterrissage après une défaillance hydraulique totale sans victimes.