BayWa r.e. France annonce la suppression de 36 postes dans un contexte d'incertitude du marché, s'inscrivant dans une tendance de restructuration du secteur des énergies renouvelables.
Suppressions d'emplois chez BayWa r.e. France
BayWa r.e. France a engagé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui prévoit la suppression de 36 postes. Ce plan a été présenté aux représentants du personnel le 19 octobre et ramènerait les effectifs de l'entreprise de 220 à 201 salariés, en tenant compte de 6 postes actuellement vacants et de 17 créations de postes. La restructuration est encore soumise aux procédures légales d'information-consultation et aux négociations avec les syndicats.Incertitudes sur le marché de l'énergie solaire
Ces suppressions de postes interviennent dans un contexte d'incertitude pour le marché de l'énergie photovoltaïque, ou solaire. Les derniers appels d'offres pour des projets solaires se sont conclus par des prix très bas, et un nouvel appel d'offres « super neutre » devrait être lancé au début de 2027. Les modifications du mode de calcul de la rémunération, qui repose désormais sur le M0 base au lieu du M0 solaire, suscitent des inquiétudes quant à la viabilité financière de certains projets solaires et pourraient plutôt favoriser les projets éoliens.Effets sur des équipes spécifiques
La restructuration touche principalement les équipes « projet » de BayWa r.e. France, tandis que les équipes EPC, qui assurent l'ingénierie et la construction, ne sont pas concernées. Selon un porte-parole, l'entreprise a confirmé que ses engagements envers les propriétaires fonciers, les collectivités locales, les investisseurs, les clients et les partenaires, pour les projets actuellement en développement, en construction ou en exploitation, restent inchangés.Tendance dans le secteur des énergies renouvelables
Depuis la fin de 2025, les plans de sauvegarde de l'emploi se sont multipliés chez les entreprises françaises des énergies renouvelables. OKWind, par exemple, a mené une restructuration à l'échelle de l'entreprise qui a réduit ses effectifs de 235 à 134 salariés au 31 mai 2026, tout en diminuant ses charges de personnel de 4 % pour atteindre 14,6 millions d'euros. D'autres entreprises, comme Urbasolar, Valorem et Voltalia, ont également mis en œuvre des plans de suppression d'emplois similaires ces derniers mois.