Les premières méthodes de production du chocolat

Au milieu du XIXe siècle, la production de chocolat reposait principalement sur le cacao et le sucre, certaines recettes incluant des épices. L'idée d'ajouter du lait au chocolat était séduisante, mais elle se heurtait à un problème majeur : la teneur en eau du lait frais provoquait la formation de moisissures et rendait les matières grasses du cacao rances.

Les premières expériences de Daniel Peter

Daniel Peter, chocolatier à Vevey, en Suisse, a tenté d'ajouter du lait à sa pâte de chocolat pour en améliorer la texture et le goût. Cependant, ses premiers produits se détérioraient rapidement, devenant malodorants et invendables en quelques semaines. Ses notes datées d'octobre 1875 montrent qu'il a commencé à expérimenter cette idée.

Une percée grâce à la collaboration

Daniel Peter a travaillé avec son voisin Henri Nestlé, qui mettait au point une farine lactée destinée aux nourrissons. La méthode de Nestlé, qui consistait à éliminer la plus grande partie de l'eau du lait, a permis de résoudre le problème de l'humidité. Peter a ainsi pu fabriquer un chocolat qui se conservait plus longtemps.

Débats sur l'origine de l'invention

Une plaque apposée sur l'ancienne maison de Daniel Peter affirme que c'est là que le premier chocolat au lait a été fabriqué, en 1875. Toutefois, cette affirmation est contestée. Un plaignant a remis en cause une publicité qui attribue l'invention à la famille Cailler, suggérant qu'elle pourrait provenir d'un autre lieu de Vevey.

Protection de la marque et protection juridique

Après avoir perfectionné sa recette, Daniel Peter a lancé la marque Gala Peter en 1887. Les marques Delta Peter et Gala Peter ont été officiellement enregistrées en 1895, ce qui témoigne de la volonté de Peter de protéger juridiquement son invention.

Le rachat par Nestlé et les difficultés du marché

En 1929, Nestlé a racheté les marques Peter, Cailler et Kohler, réunissant sous une même entreprise les grands noms du chocolat suisse. Aujourd'hui, le marché suisse du chocolat traverse des difficultés : les ventes ont reculé de 7,9 % en 2025, et d'une nouvelle baisse de 6 % au cours du premier semestre 2026, ce qui montre que même les innovations historiques sont confrontées aux défis économiques actuels.