Le marché du travail français connaît une transformation majeure, marquée par une tendance croissante au "jobhugging", un terme désignant les salariés réticents à quitter leur poste actuel. Selon le dernier HP Work Relationship Index, près de sept travailleurs du savoir sur dix en France estiment qu’il est trop risqué de démissionner. Ce changement fait suite à la tendance précédente du "Big Quit", où de nombreux employés avaient quitté leur emploi en quête de meilleures opportunités, ainsi qu’au phénomène plus récent du "job hopping", où les travailleurs changent fréquemment de poste. Le terme "travailleurs du savoir" désigne les professionnels dont l’activité repose principalement sur des compétences cognitives, relationnelles et communicationnelles, souvent en collaboration avec d’autres ou avec des technologies.
Les données du marché de l’emploi publiées par Indeed montrent une baisse continue des offres d’emploi, tandis que la croissance des salaires reste en deçà de l’inflation. En septembre 2026, le nombre d’annonces publiées sur la plateforme a chuté de 16,6 % par rapport à l’année précédente. Cette diminution varie selon les secteurs, avec un recul particulièrement marqué dans les arts et le design (-31 %), tandis que certains domaines, comme l’hôtellerie, la restauration, le nettoyage, la sanitation ainsi que certains métiers de la santé et de la protection, affichent des offres d’emploi toujours supérieures aux niveaux d’avant la pandémie. Pour les chercheurs d’emploi, cela se traduit par moins de postes disponibles et une concurrence accrue pour les rares opportunités, malgré une demande persistante dans certains domaines.
Le taux de chômage en France a atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026, contre 7,6 % l’année précédente et 7,4 % deux ans plus tôt. Selon les prévisions de l’Insee, l’institut national de la statistique, le chômage devrait atteindre 8,6 % d’ici la fin de l’année. Autre sujet de préoccupation : la baisse du nombre d’offres d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI). En 2024, 78 % des annonces publiées sur Indeed concernaient des postes en CDI, mais cette proportion est tombée à 75 % en 2026. Cependant, la situation diffère selon les professions : certains secteurs, comme la construction, le transport routier et la logistique, voient une augmentation des CDI, tandis que d’autres, comme le nettoyage et la sanitation, enregistrent un net recul.
Le ralentissement des embauches ne signifie pas nécessairement que les entreprises renoncent à leurs stratégies de recrutement à long terme. Il pourrait plutôt refléter une volonté de plus grande flexibilité face à un contexte économique incertain. Parallèlement, la croissance des salaires ne suit pas le rythme de l’inflation. En août 2026, l’augmentation moyenne des salaires proposés était de 1,7 %, tandis que l’inflation, mesurée par l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC), s’élevait à 2,6 %. Ce décalage croissant entre les hausses de salaires et la hausse du coût de la vie préoccupe les salariés, en particulier ceux qui envisagent de changer d’emploi. Dans un marché où les opportunités se raréfient et où la progression salariale ralentit, les demandeurs d’emploi pourraient se retrouver face à un double défi : moins de choix et une situation financière moins favorable.
En France, l'évolution des tendances de l'emploi réduit les démissions et favorise le maintien dans l'emploi
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
jobhugginglabor-marketwage-growthunemploymentpermanent-jobseconomic-trends
Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV



