Une politique de contrôle des loyers introduite dans environ 70 villes françaises dans le cadre de la loi ELAN, qui couvre le logement, l'urbanisme et les questions numériques, doit prendre fin le 23 novembre. Cette mesure, initialement prévue pour durer cinq ans, a été prolongée une fois, mais son avenir reste incertain. Une nouvelle proposition visant à rendre permanente la régulation des loyers a été déposée et sera examinée par le Sénat en octobre. Cette proposition bénéficie d'un soutien marqué des maires, qui estiment qu'elle permet de maintenir des logements abordables pour les résidents. Les règles actuelles de contrôle des loyers limitent l'augmentation des loyers par les propriétaires dans certaines zones, afin d'éviter des hausses brutales pouvant contraindre les habitants à quitter leur domicile. Cette politique avait été instaurée pour faire face à la hausse des coûts du logement et favoriser la stabilité du marché locatif. Toutefois, le gouvernement français a manifesté son intention de réviser ou d'abroger cette mesure, invoquant des préoccupations quant à ses effets sur le marché immobilier et les propriétaires. Les maires des villes concernées s'activent pour que la politique soit maintenue, organisant des réunions et des campagnes publiques pour en souligner les avantages. Ils mettent en garde contre le risque que la suppression du contrôle des loyers n'aggrave la précarité des familles à faibles revenus et n'augmente l'itinérance. Malgré ces efforts, la décision finale quant à son prolongement reste incertaine. Le débat sur l'avenir du contrôle des loyers en France reflète des discussions plus larges sur l'accessibilité des logements et l'intervention de l'État sur le marché locatif privé. L'examen de la proposition par le Sénat en octobre pourrait avoir des répercussions sur les politiques du logement pour les années à venir.