Les prix des carburants en France ont fortement augmenté, le diesel dépassant désormais les 2,35 euros le litre, tandis que les prix de l’essence suivent la même tendance. Cette hausse rend la conduite plus coûteuse pour les automobilistes privés comme pour les professionnels, poussant certains à réduire leurs déplacements. La situation s’ajoute aux tensions existantes, notamment au Moyen-Orient, où l’instabilité politique influence souvent les marchés pétroliers mondiaux. Le gouvernement français n’a pas réduit les taxes sur les carburants en réponse à cette augmentation. Face à ces coûts croissants, certains conducteurs ont adopté une solution peu conventionnelle : utiliser de l’huile de cuisson comme carburant alternatif, notamment ceux qui possèdent des véhicules diesel anciens compatibles avec ce substitut. Le processus consiste à récupérer l’huile usagée dans les restaurants, à la laisser reposer plusieurs jours pour que les particules alimentaires se déposent, puis à filtrer les impuretés comme les morceaux de frites. Une fois nettoyée, l’huile est mélangée à du diesel dans le réservoir du véhicule. Cependant, la quantité d’huile utilisée dépend des conditions météorologiques : environ 10 % en hiver, par temps froid, et jusqu’à 90 % en été, lorsque les températures sont élevées. Si cette méthode peut paraître pratique, elle comporte des risques. Les voitures modernes équipées de moteurs à injection directe sont particulièrement sensibles à la viscosité de l’huile de cuisson, qui peut endommager le moteur à long terme. Par ailleurs, l’utilisation d’huile de cuisson usagée comme carburant est illégale en France. Elle relève d’un régime fiscal strict pour les carburants automobiles, et les personnes prises en flagrant délit risquent une amende comprise entre 500 et 1 250 euros infligée par les autorités douanières. Bien que ces contrôles soient rares, l’odeur caractéristique des gaz d’échappement peut trahir l’utilisation de ce carburant interdit.