Sous la ville d’Anvers s’étend un réseau souterrain abandonné de tunnels et de stations, souvent surnommé le « métro fantôme ». Ce système avait été conçu à l’origine pour accueillir des rames de métro lourdes, mais le projet n’a jamais été mené à terme. Si la ville est réputée pour ses monuments comme sa cathédrale ou la maison du peintre Pierre Paul Rubens, ce réseau souterrain reste une partie méconnue de son infrastructure. Il comprend notamment un quai de 90 mètres de long à la station Opéra, construit pour des futurs trains de métro qui ne sont jamais venus. Depuis 1975, ces tunnels sont utilisés par les tramways, leur permettant d’éviter la circulation en surface.
Le réseau de prémétro, inauguré le 25 mars 1975, avait été imaginé de manière à ce que les tunnels puissent être empruntés par les tramways existants tout en restant suffisamment vastes pour accueillir, à terme, des trains de métro complets. Aujourd’hui, ce réseau souterrain s’étend sur environ 11 kilomètres et compte douze stations en service, desservant huit lignes de tramway différentes. Cette conception à double usage a permis à la ville d’exploiter immédiatement les tunnels tout en laissant la porte ouverte à une future expansion vers un système de métro complet.
Les plans initiaux du prémétro remontent aux années 1960, lorsque le gouvernement belge étudiait l’avenir des transports en commun dans les grandes villes, dont Anvers. À l’origine, le projet prévoyait un réseau de 15 kilomètres avec 22 stations, mais des financements limités ont conduit à une réduction drastique de son ampleur. La station Opéra, avec ses deux quais de 90 mètres de long, illustre parfaitement ce surdimensionnement destiné à des trains de métro qui n’ont jamais vu le jour.
Malgré cette réduction de la portée du projet, l’ensemble du réseau a été construit avec des dimensions adaptées à des trains de métro complets. Au fil des années, le système s’est étendu par étapes, atteignant des zones comme Diamant et Plantin en 1980, puis franchissant l’Escaut via le tunnel Brabotunnel jusqu’à Van Eeden en 1990. Ces extensions ont conservé les dimensions initiales du métro, montrant que la ville n’a jamais totalement abandonné l’idée d’un système de métro complet.
Ces dernières années, l’intérêt pour les sections abandonnées du réseau a connu un regain. Des stations comme Zegel ont été réactivées, et la station Opéra a été entièrement rénovée. La Région flamande investit pour remettre en service les sections restantes, notamment celles situées sous l’axe Turnhoutsebaan, d’ici 2027. Le tunnel principal du prémétro est actuellement en pleine rénovation, un chantier qui a débuté en mai et devrait s’achever à la fin du mois de mars prochain. Pendant cette période, certaines lignes de tramway fonctionneront temporairement en surface.
Le métro inachevé d'Anvers : une ambition d'ingénierie vieille d'un demi-siècle
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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