Notre vie quotidienne s’est simplifiée avec l’essor du télétravail, des réunions en ligne et des services de streaming qui nous permettent de regarder nos émissions préférées depuis notre canapé. Si ces changements ont apporté du confort, ils ont aussi réduit la nécessité de bouger physiquement. Beaucoup de gens passent désormais des journées entières avec une activité minimale, ne se déplaçant que de quelques pas le matin ou pour prendre la voiture ou les transports en commun. Cette évolution a entraîné une hausse du nombre d’adultes ne respectant pas les niveaux d’activité physique recommandés, ce qui peut avoir de graves conséquences sur la santé mentale. Une étude publiée par ASICS révèle que 53 % des adultes interrogés ne respectent pas les niveaux d’activité physique recommandés. Chez les jeunes âgés de 18 à 24 ans, ce pourcentage atteint même 57 %. Parmi eux, 92 % déclarent ressentir des effets négatifs liés à ce manque de mouvement. L’étude souligne comment la vie moderne a rendu le mouvement facultatif, avec de nombreuses personnes passant des journées entières assises ou presque immobiles. Le Movement Conservation Project, lancé par ASICS le 30 septembre 2026, vise à documenter cette tendance croissante. Basé sur une étude menée auprès de 34 000 personnes dans 31 pays, le projet classe les niveaux d’activité en trois catégories : « Actif », « À risque » et « Critique ». Les résultats sont préoccupants, puisque 53 % des participants se trouvent dans les catégories « À risque » ou « Critique ». Parmi eux, 23 % sont classés comme « Critiques », avec moins de 30 minutes d’exercice par semaine. L’étude prévoit également que cette tendance pourrait s’aggraver, avec 56 % des adultes – soit environ 2,3 milliards de personnes dans les pays étudiés – potentiellement concernés d’ici 2035. Le mode de vie moderne a transformé nos environnements, facilitant la sédentarité. En effet, 64 % des personnes interrogées estiment qu’il est facile de passer une journée entière sans bouger ou avec très peu d’activité. Près de la moitié d’entre elles, soit 40 %, affirment même pouvoir rester chez elles toute la journée sans sortir.