Mission spatiale japonaise vers les lunes de Mars

La mission japonaise MMX (Martian Moons eXploration) a été lancée le 20 octobre 2026 depuis le centre spatial de Tanegashima, au Japon, à bord d'une fusée H3. La mission vise à explorer Phobos et Deimos, les deux petites lunes qui gravitent autour de Mars.

Collaboration internationale autour de la mission

La sonde MMX emporte le robot mobile franco-allemand Idefix®, développé par le CNES et l'agence spatiale allemande DLR, ainsi que MIRS, un spectromètre d'imagerie dans le proche infrarouge construit par l'Observatoire de Paris-PSL et le CNES. Le CNES contribue également à la dynamique de vol et à la planification des trajectoires de la mission.

Objectifs de la mission et calendrier

Le principal objectif de MMX est d'étudier l'origine de Phobos et de Deimos. Elle étudiera également l'atmosphère martienne et prélèvera au moins 10 grammes de matière sur Phobos, qui seront ramenés sur Terre en 2031. La sonde passera trois ans autour de Mars avant d'entamer son voyage de retour.

Dynamique de vol et planification des trajectoires

Le CNES travaille en étroite collaboration avec la JAXA depuis 2017 sur la dynamique de vol de la mission. Cela comprend la conception et la validation des trajectoires de la sonde autour de Phobos, en particulier sur des orbites basses, ainsi que la détermination de sa navigation et de son orbite. Cette collaboration s'appuie sur l'expérience acquise par le CNES lors de missions passées telles que Rosetta/Philae et Hayabusa-2/MASCOT.

Instruments scientifiques et équipes de recherche

MIRS analysera la composition minérale de Phobos et de Deimos et recherchera de l'eau ou de la matière organique. Le CNES dirige le développement de MIRS avec le soutien de l'Observatoire de Paris-PSL et de plusieurs laboratoires du CNRS. Plus de vingt scientifiques issus de neuf établissements de recherche français participent au projet.

Rôle et capacités du robot Idefix®

Idefix® est un robot mobile léger conçu pour explorer la surface de Phobos. Il étudiera le terrain afin de faciliter l'atterrissage de la sonde MMX, démontrera sa mobilité dans des conditions de faible gravité et prendra des images en haute résolution. Les opérations du robot seront gérées par les équipes du CNES et de la DLR, avec une coordination scientifique assurée par l'Observatoire de la Côte d'Azur.